« Nos consultants phosphorent » épisode 1 : Assertif, moi ?! Non mais, restez poli s’il vous plaît !

Il est temps de changer de paradigme, les attentes d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. La motivation est souvent étroitement liée à l’obtention de quelque chose que l’on n’a pas. Puisque nous sommes motivés à l’avoir, notre motivation sera donc moindre voire nulle une fois que nous l’aurons. Cela n’est donc pas forcément pertinent de s’en référer systématiquement lors d’un entretien d’embauche, du moins il convient de ne pas en faire la pierre angulaire d’un recrutement.

En cherchant à conceptualiser les composantes d’une candidature, je me suis librement inspiré de la pyramide de MASLOW (pour le côté empirique) et de la métaphore de l’iceberg (pour le 1/3 émergé ; 2/3 immergé). A voir ici :

https://drive.google.com/file/d/1PrRPRlVBnlMDzy9xzvQ39-K9P2lO1jqC/view?usp=sharing

A partir de cette illustration, il m’est très nettement apparu l’indispensable prise en compte des intentions du postulant. Oui mais voilà, ce n’est pas si simple.

L’étude du savoir et du savoir-faire se réalise aisément (CV, expérience professionnelle, test, etc.). Cela se corse ensuite : le savoir-être ne doit déjà pas être confondu avec le savoir-vivre. Un candidat avisé peut caler son savoir-vivre sur celui supposé attendu par un employeur, le temps d’un entretien, d’une période d’essai, de façon volontaire ou non d’ailleurs.

En revanche, le savoir-être est étroitement lié à nos valeurs. Je ne parle pas ici des valeurs morales, mais bien de celles qui composent la personne, qui font de la personne quelqu’un d’unique. Une liste non exhaustive de notre for intérieur, en quelque sorte.

Le savoir-être et les valeurs d’une personne évoluent dans le temps. Cette évolution se matérialise par nos intentions. Ces dernières prennent source dans nos attentes, qui sont généralement plus ou moins exprimées et conscientes.

Attentes qui proviennent elles-mêmes de nos besoins, inconscients la plupart du temps.

La recherche de la satisfaction des besoins, quels qu’ils soient, est un processus naturel qui rythme toute notre vie. La capacité d’agir sur ce processus sera fonction de notre degré de conscience.

Celui-ci influence donc nécessairement toute dynamique humaine. C’est particulièrement vrai dans le cadre d’une candidature, eu égard des « enJEux ».

Soit le degré de conscience est faible. Dans ce cas, c’est l’égo négatif au sens spirituel, qui tire les ficelles. Celui-là même qui se nourrit de la peur, de l’angoisse, de l’anxiété, de ressentiments, des jugements, des possessions : Tout un programme !

Alors la personne aura, malgré elle, des intentions cachées. Elles consisteront la plupart du temps à servir la volonté de sa majesté l’égo et son pouvoir de pacotille, pourtant si nuisible. Autrement dit : paraître au lieu d’être.

Soit le degré de conscience s’élève. Dans ce cas, il y a un basculement progressif sur l’alignement des valeurs. C’est ce que l’on appelle « la congruence ». Cet alignement permet l’expression des vraies intentions de la personne. Alors, la personne adopte une attitude assertive. Ou comment être capable d’exprimer sa personnalité, tout en continuant d’être accepté socialement, sans redouter les craintes, les représailles et hostilités d’autrui. Autrement dit : (bien) Être.

Ainsi, il est possible :

–     S’affirmer sans complexe et de façon constructive ;

–     Défendre ses droits, sans chercher à s’opposer à ceux des autres ;

–     Prétendre à sa vérité personnelle, à ses propres idées, à ses propres goûts.

L’affirmation de soi est une question d’estime de soi. Elle requière aussi confiance en soi car elle nous amène à dire « NON ».

Un « NON » qui nous permet de refuser un poste, sans avoir peur du lendemain. Ce même « NON » qui nous ouvrira les portes du poste ou du projet (entrepreneurial ou autres) que l’on attend : celui qui nous ressemble le plus ! Auquel on dira d’abord « OUI » en hésitant un peu, le mental voulant se faire entendre tout de même. Le doute est bon dans sa juste mesure. Il nous permet d’affiner notre décision, d’accorder notre intuition à notre raison.

Et ainsi, finalement, un « OUI » en toute connaissance de cause…en notre âme et conscience !

 

Par Frédéric Bessoud.

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